Leasing automobile professionnel : avantages fiscaux et pièges à éviter
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Leasing automobile professionnel : avantages fiscaux et pièges à éviter

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Le leasing automobile est devenu le mode de financement privilégié des professionnels. Plus de 70 % des véhicules d’entreprise neufs sont aujourd’hui financés en location. Cette préférence s’explique par des avantages fiscaux significatifs et une gestion simplifiée du parc automobile.

LLD ou LOA : quelle différence ?

La location longue durée (LLD)

La LLD est un contrat de location simple, sans option d’achat. L’entreprise paie un loyer mensuel fixe qui inclut généralement l’entretien, l’assistance et parfois l’assurance. En fin de contrat, le véhicule est restitué au loueur.

La location avec option d’achat (LOA)

La LOA fonctionne comme une LLD avec une possibilité de racheter le véhicule en fin de contrat pour un montant défini à l’avance (la valeur résiduelle). Cette option intéresse les entreprises qui souhaitent conserver leurs véhicules au-delà de la période de location.

Les avantages fiscaux

Déductibilité des loyers

Les loyers de leasing sont déductibles du résultat imposable de l’entreprise, dans la limite de plafonds fixés par l’administration fiscale. Ces plafonds varient selon les émissions de CO2 du véhicule :

  • Véhicule électrique : déduction intégrale jusqu’à 30 000 euros
  • Émissions inférieures à 20 g/km : plafond de 20 300 euros
  • Émissions entre 20 et 130 g/km : plafond de 18 300 euros
  • Émissions supérieures à 130 g/km : plafond réduit à 9 900 euros

Le choix d’un véhicule à faibles émissions est doublement gagnant : réduction du TCO et optimisation fiscale maximale.

Récupération de la TVA

La TVA sur les loyers d’un véhicule utilitaire est intégralement récupérable. Pour les véhicules de tourisme, seule la TVA sur les services associés (entretien, assistance) peut être récupérée, pas celle sur le loyer du véhicule lui-même.

Absence d’amortissement à gérer

Contrairement à l’achat, le leasing dispense l’entreprise de gérer l’amortissement comptable du véhicule et la cession en fin de vie. La charge est régulière et prévisible, ce qui facilite la gestion budgétaire.

Les pièges à éviter

Le kilométrage sous-estimé

Le contrat de leasing prévoit un kilométrage annuel. Chaque kilomètre excédentaire est facturé à un tarif dissuasif (entre 5 et 15 centimes selon les contrats). Mieux vaut surestimer légèrement le kilométrage prévu que de se retrouver avec une facture salée en fin de contrat.

Les frais de remise en état

Le véhicule doit être restitué dans un état correspondant à une usure normale. Rayures profondes, impacts sur le pare-brise, intérieur endommagé : les frais de remise en état peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros. Un entretien régulier de la carrosserie et de l’habitacle s’impose.

La durée inadaptée

Un contrat trop court augmente le coût mensuel sans bénéficier pleinement des économies de la formule. Un contrat trop long expose à des frais d’entretien croissants et à un véhicule technologiquement dépassé. La durée optimale se situe généralement entre 36 et 48 mois.

Comment choisir son contrat

Comparez toujours le coût total du contrat (loyers × durée + premier loyer majoré + frais de dossier) plutôt que le seul loyer mensuel affiché. Intégrez les services inclus (entretien, pneumatiques, véhicule de remplacement) dans votre comparaison pour obtenir un chiffrage réaliste.

En résumé

Le leasing automobile professionnel reste la solution la plus pertinente pour la majorité des entreprises. L’optimisation passe par le choix du bon véhicule (faibles émissions), la bonne durée de contrat et une estimation réaliste du kilométrage annuel.